Les femmes de Bâtir des liens

Nous avons amorcé le projet avec des femmes ayant des connaissances dans divers domaines concernant le développement des ressources ainsi que des femmes parmi les plus susceptibles d’être affectées négativement par le projet hydroélectrique de lien maritime de Muskrat Falls. 

Nous avons également recruté des femmes de différents milieux sociaux et de diverses régions :

  • communautés autochtones, racisées et non-autochtones du Labrador, de Terre-Neuve et de Nouvelle-Écosse;
  • organisations de justice environnementale et sociale;
  • mouvement syndical;
  • divers paliers de gouvernement;
  • chercheuses engagées dans des projets communautaires ou universitaires pertinents. 

Vingt femmes, incluant douze participantes invitées et huit membres de l’équipe du projet, ont relevé le défi de s’engager dans un dialogue continu quant aux implications du projet hydroélectrique de lien maritime de Muskrat Falls sur les femmes, leurs familles et les communautés.

Nous sommes fières de vous présenter les femmes du projet Bâtir des liens (passez votre souris sur chaque image pour plus d'information).

Catherine Abreu est la coordonnatrice énergie de l’Ecology Action Centre (EAC), la plus ancienne organisation de défense des droits environnementaux en Nouvelle-Écosse. Elle coordonne également la coalition Atlantic Canada Sustainable Energy (ACSEC), qui harmonise les objectifs liés à l’énergie et au climat dans des ONG environnementales basées dans les provinces atlantiques.Gail Baikie est professeure adjointe à l’École de travail social de l’Université Dalhousie à Halifax. C’est une Inuite qui est née et a grandi au Labrador. Ses recherches et son travail de plaidoyer sont axés sur la guérison et le développement social des communautés autochtones et indigènes, y compris l’empowerment des femmes marginalisées du Labrador en vue de les habiliter à s’engager dans le développement des ressources et à l’influencer. Elle est codirectrice du projet Bâtir des liens entre les femmes.
 

« Nous sommes des gens du Labrador, enracinés ici dans la ‘Grande Terre’… Quand la terre est touchée, tout le monde en subit les répercussions... Si vous touchez à la terre, vous touchez à nos vies. » - Gail Baikie 

Petrina Beals est née et a grandi au Labrador. Elle a occupé pendant plusieurs années le poste de directrice générale du Mokami Status of Women à Happy Valley-Goose Bay et travaille aujourd’hui comme consultante indépendante. Elle a contribué activement au travail de sensibilisation quant aux impacts sur les femmes et leurs familles du projet hydroélectrique de lien maritime de Muskrat Falls, y compris des présentations devant divers paliers de gouvernement et lors d’audiences d’évaluation environnementale.Barbara Clow est une consultante indépendante qui œuvre dans les domaines de la recherche, la rédaction et la révision, l’élaboration de programmes et la gestion de projet. Elle a occupé pendant dix ans le poste de directrice générale du Centre d’excellence pour la santé des femmes à Halifax, et celui de professeure agrégée en recherche à la Faculté des professions de la santé de l’Université Dalhousie où elle a dirigé un vaste programme de recherche et d’éducation sur le rôle du sexe, du genre et de la diversité sur la santé de diverses populations de femmes et de filles.
 

« Nous n’avons besoin de personne pour parler en notre nom, mais nous avons besoin de gens qui vont nous aider à nous faire entendre. » - Petrina Beals 

Michelle Cohen travaille depuis 13 ans avec le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Elle est présentement représentante de l’égalité pour la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador. Son intérêt pour le milieu syndical et sa décision de quitter l’université après une maîtrise en sociologie et équité sont issus de son désir de mettre la théorie féministe en pratique.Denise Cole travaille avec le Newfoundland and Labrador Housing and Homelessness Network à la coordination du développement du logement dans la région du Labrador. Elle s’identifie comme Inuite du sud du Labrador et travaille dans le secteur sans but lucratif et comme activiste sociale depuis plus de 15 ans. Elle est activement engagée dans des débats liés au projet hydroélectrique de lien maritime de Muskrat Falls, travaillant avec Grand Riverkeeper Labrador, Inc. et plusieurs autres organisations.

« J’avais besoin de cela, je ne savais pas à quel point... Courir d’une rencontre à l’autre, je conserve toute cette énergie à l’intérieur de moi. » - Denise Cole 

Libby Dean est une consultante indépendante qui travaille dans des communautés de la côte nord du Labrador depuis 14 ans, particulièrement la communauté inuite du Nunatsiavut. Elle offre des services de recherche, rédaction, éducation et gestion de projet. Elle s’est récemment impliquée dans des projets touchant la santé et l’environnement pour des organisations autochtones régionales et nationales.Sandra Earle déménage du Nouveau-Brunswick au Labrador en 1969, éduquant seule ses enfants et certains de ses petits-enfants. Elle est active dans sa communauté où elle travaille comme bénévole pour l’association des locataires de Perreault Place depuis 20 ans et s’implique dans plusieurs projets axés sur l’impact du développement des ressources sur les femmes et leurs familles au Labrador.
 

« On peut entendre les liens se tisser... tout le groupe a vécu de grandes émotions, dans le bon sens. » - Sandra Earle 

Sheila Francis est membre de la Première nation de Pictou Landing en Nouvelle-Écosse et travaille comme directrice de l’éducation dans l’administration de la bande. Elle s’est impliquée dans de nombreux projets visant à recueillir des preuves et sensibiliser les gens à l’impact des contaminants environnementaux sur la santé des femmes, des hommes et des enfants dans sa communauté.icki Hallett est professeure adjointe d’études sur le genre à l’Université Memorial de Terre-Neuve. Elle travaille présentement sur un projet collaboratif de recherche participative qui examine l’impact du développement de Muskrat Falls sur les femmes et les familles dans les communautés environnantes de la région supérieure du lac Melville et les implications des liens maritimes vers Terre-Neuve et la Nouvelle-Écosse pour les femmes et les communautés locales.
 

« Nous avons besoin de savoir ce que les gens sur le terrain connaissent et la seule façon de le faire est de sortir dans la communauté et demander aux gens ce qui se passe dans leur vie. » - Vicki Hallett 

Lynn Jones a passé la plus grande partie de sa vie à lutter pour les droits civils de la population d’ascendance africaine de Nouvelle-Écosse et d’autres groupes racisés. Elle a été active au sein de l’Alliance de la fonction publique du Canada et la première femme de couleur à siéger comme vice-présidente du Congrès du travail du Canada. Elle est présentement consultante indépendante et travaille sur plusieurs projets liés au racisme environnemental.Diana (Dee) Campbell, une Mi'kmaq de Nouvelle –Écosse, possède une maîtrise en gestion des ressources et de l’environnement de l’Université Dalhousie et est doctorante au Département de sociologie et d’anthropologie à la même université. Son doctorat porte sur l’impact d’une usine de pâtes et papiers sur une communauté des Premières nations de la rive nord de la Nouvelle-Écosse. Elle collabore de près avec des femmes autochtones pour les aider à comprendre comment se mobiliser autour du développement des ressources qui affecte leur vie.
 

« Oh femme, oh femme, oh, tout ce qu’elle peut être, où qu’elle puisse être, elle est né-ces-sai-re! » - Lynne Jones 

Leah Levac est professeure adjointe en science politique à l’Université de Guelph. Elle s’intéresse particulièrement à l’engagement des femmes dans le développement de politiques, y compris la prise de décision en lien avec le développement des ressources, les stratégies et les structures de gouvernance institutionnelle qui facilitent l’accès des (jeunes) femmes à des occasions de leadership. Elle a également dirigé la conception de l’Index de vitalité communautaire, un outil créé à Happy Valley-Goose Bay pour assurer le suivi des changements au bien-être d’une diversité de femmes.Susan Manning a grandi dans une petite communauté portuaire de Terre-Neuve et travaille présentement à l’obtention d’une maîtrise en études sur les femmes et le genre à l’Université Mount Saint Vincent. Sa recherche porte sur les expériences de déplacement vécues par diverses femmes dans les régions rurales de Terre-Neuve par le biais de la colonisation, la relocalisation et l’émigration.
 

« Je suis tellement heureuse d’avoir pu venir et reconnaissante envers toutes les femmes du Labrador d’avoir été aussi accueillantes et d’avoir partagé avec nous des récits d’une puissance extraordinaire. » - Susan Manning 

Cathy Martin est membre de la Première nation Millbrook en Nouvelle-Écosse, cinéaste indépendante et première Mi'kmaq à devenir cinéaste dans la région de l’Atlantique. Elle a gagné plusieurs prix nationaux et internationaux pour son travail. Elle a également été présidente du conseil d’administration de l’Aboriginal Peoples Television Network (APTN) et s’est impliquée dans le développement de plusieurs politiques et programmes dans des institutions culturelles et artistiques canadiennes en vue de faire progresser les artistes des Premières nations dans leurs disciplines respectives.Trish Nash est coordonnatrice des pêcheries et de la faune pour le NunatuKavut Community Council, Inc., une organisation responsable des revendications territoriales pour les Inuits du sud du Labrador. Elle est détentrice d’un baccalauréat en zoologie de l’Université de Guelph et collabore depuis 2000 à des projets environnementaux au Labrador. Elle travaille également à améliorer la coopération entre les femmes, les familles et les communautés autochtones et non-autochtones au Labrador.
 

« C’est le but de nos rencontres, rassembler les gens en vue de minimiser les impacts du projet. Il s’agit de rassembler des femmes qui vont travailler ensemble pour le bien de toutes et tous. » - Trish Nash 

Carla Pamak est conseillère en recherches inuites pour le gouvernement du Nunatsiavut. Elle sert de premier point de contact pour les chercheuses et chercheurs intéressés à travailler dans les communautés du Nunatsiavut, s’assure du partage des résultats de recherche avec les communautés et coordonne une nouvelle recherche dans la collectivité de Nain.Deborah Stienstra est professeure en études sur la condition des personnes handicapées à l’Université du Manitoba et préside la chaire Nancy en études sur les femmes de l’Université Mount Saint Vincent. Elle a dirigé de nombreux projets et rédigé de nombreuses publications sur les femmes et les handicaps, les droits des personnes en situation de handicap et les handicaps et les soins palliatifs. Elle est codirectrice de FemNorthNet, une alliance de recherche universités-communautés axée sur l’élaboration d’approches centrées sur les femmes au développement des ressources dans des communautés du Nord du Canada, et elle codirige le projet Bâtir des liens entre les femmes.
 

« Toute cette nature sauvage l’année dernière, et qui sera bientôt complètement disparue… » - Carla Pamak 

Jane Stinson a travaillé avec le Syndicat canadien de la fonction publique pendant 30 ans, d’abord comme adjointe à la recherche puis par la suite dans plusieurs postes, y compris agente de recherche, directrice de recherche, directrice générale des Services nationaux et directrice générale du développement syndical. Jane a favorisé l’égalité économique et la justice sociale par l’entremise de son travail au SCFP et auprès d’autres organismes, y compris au conseil d’administration de l’Institut canadien de recherches sur les femmes (ICREF). Elle est agente d’enquête principale et directrice du projet FemNorthNet de l’ICREF.Née dans la communauté de Nain au Nunatsiavut, Johanna Tuglavina a grandi sur la terre et sur la mer selon le mode de vie inuit traditionnel. Elle est détentrice d’un baccalauréat en sociologie de l’Université Acadia et elle a travaillé comme chercheuse au Labrador pendant plusieurs années. Elle est présentement coordonnatrice pour l’AnânauKatiget Tumingit Regional Inuit Women’s Association d’un projet sur le statut des femmes visant à améliorer leur sécurité économique dans les communautés isolées du Canada, particulièrement Hopedale et Nain.